ACROSS THE DAYS

[LIVE REPORT] GOD SAVE PAUL MCCARTNEY

Posted in ACROSS THE DAYS, ACROSS THE MUSIC by François on décembre 15, 2011

16h19 ce lundi, je me trouve devant les mythiques studios d’Abbey Road, où quelques-uns des plus grands albums de l’histoire du rock ont été enregistrés. Je regarde les graffitis sur la murette faisant face au passage piéton rendu célèbre par la pochette d’un album des Beatles tout en écoutant le « White Album ». Quelle délicieuse manière de se mettre dans l’ambiance ; dans quelques heures,  quelques stations de métro plus loin, Paul McCartney fera de son unique date londonienne son éphémère tournée 2011.

Il est 18h30 quand les portes de l’O2 Arena s’ouvrent et il y a déjà foule. Une heure et demi plus tard, la salle est pleine à craquer. Pas de première partie et l’ex-Beatles arrive sur scène sous une standing ovation, la première de la soirée, et reprend Hello Goodbye en guise de bonsoir. Superbe entrée en la matière, comme le reste du concert d’ailleurs. A 69 ans, Macca s’amuse toujours autant sur scène, enchainant pas de danses, anecdotes sur les titres joués et plaisanteries. « It’s good to be back in England, it’s good to be back home » dit-il devant un public conquis. C’est vrai que malgré la grandeur de la salle, il se sent comme à la maison. Il en profite d’ailleurs pour saluer à ce moment-là sa famille, présente dans les premiers rangs.

Si pendant qu’il joue les morceaux des Wings quelques-uns en profitent pour faire un tour à la buvette, lorsque les premières notes d’une chanson des Beatles se font entendre, personne ne bouge. Le temps suspend son vol, on est comme accrochés aux cordes de sa guitare. Durant la session acoustique, composée notamment de I will et Blackbird, un silence religieux règne, seulement rompu après Here Today, « a song for my friend John ». Inutile de préciser de quel John il s’agit. Quelques minutes avant il y avait eu un hommage à Hendrix, quelques minutes après l’anglais reprenait Something au Hukulele, instrument avec lequel il nous dit qu’Harrison excellait. La séquence souvenir se termine sous des salves d’applaudissements, faisant oublier que le public du soir n’est plus vraiment de première jeunesse.

Un ton plus léger revient avec Dance Tonight, où le batteur vole la vedette au chanteur en dansant la macarena, « un truc qui marche à tous les coups avec les filles », souligne Macca, non sans une pointe de cynisme typiquement britannique.

Si l’audience reste parfois silencieuse, elle n’en est pas pour le moins frigide, et sait donner de la voix quand on le lui demande. Eclairés par un signe Peace and Love géant, les 19 000 spectateurs reprennent « All we are saying, Let’s give peace a chance ». A ce moment-là, on croit vivre le meilleur moment de la soirée. Que nenni. Après plus de deux heures de spectacle, on a droit en guise de bouquet final a un Live and let die pour le moins explosif : flammes et feux d’artifices accompagnent le refrain, réchauffant un auditoire désormais bouillant.

Pour se calmer, Hey Jude est repris en cœur ; sûr que le fils de Lennon, pour qui cette chanson avait été composée (pour le consoler suite au divorce de son père) aurait apprécié. Après deux heures quinze de concert, et McCartney quitte la scène. Ovationné, il ne tarde pas à revenir, en nous annonçant une surprise ; et force est de constater qu’à trois semaines de Noel, il ne fait pas les choses à moitié.

On oppose souvent ceux qui préfèrent les Beatles à ceux qui préfèrent les Rolling Stones. Le Beatles met tout le monde d’accord en invitant Ronnie Wood, second guitariste des Stones pour l’accompagner sur Get Back. Conscient qu’il est en train de vivre un grand moment, le public en prend plein les oreilles et essaie de profiter au maximum de ces quelques minutes.

Lors du second rappel, où il interprète Yesterday et un très bon Helter Skelter, McCartney nous dit qu’il est temps de rentrer à la maison. En guise d’adieu, il joue la berceuse Golden Slumbers : cela fait bientôt trois heures qu’on l’écoute jouer, mais on a l’impression qu’il vient d’arriver. Personne n’a envie de rentrer à la maison, et encore moins d’aller se coucher.

 Voir un Beatles en concert est un grand moment, d’une intensité rare. On peut y entendre quelques-uns des plus grands morceaux de la musique populaire en version originale. Profitons-en, car aussi bon que soit McCartney, il n’en est pas pour autant immortel.

Une Réponse

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  1. clementineblue said, on décembre 19, 2011 at 12:04

    OOooooohhhoohooohohohohooooo ooohooohooohoooo heyyyy juuuude ❤


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